Skip to main content
Ifremer logo

Porteur·se de la Chaire Bleue de recherche – Gouvernance des socio-écosystèmes marins

Ifremer
17 hours ago
Full-time
On-site
Centre Ifremer Bretagne, Plouzané, Francia
Marine policy

Appel à candidatures : l'Ifremer recrute un·e porteur·se pour la Chaire Bleue de recherche

Chaire Bleue de recherche « Gouvernance des socio-écosystèmes marins », en partenariat avec Sciences Po. Appel publié le 12 octobre 2026.

Contexte

La chaire fait suite au projet de partenariat TIERED, coordonné par Sciences Po. Elle vise à produire de la recherche, de l'enseignement et du dialogue avec les décideurs sur des transitions océaniques durables, justes et démocratiques. Elle est conçue comme une première étape vers un centre national interdisciplinaire sur la politique marine.

Le poste

  • Porteur·se de chaire en Sciences Humaines et Sociales (SHS).
  • Contrat de quatre ans, avec un financement supplémentaire pour un·e doctorant·e.
  • Poste basé au centre Ifremer Bretagne, à Plouzané.
  • Financement jusqu'à 4 ans, couvrant le salaire du ou de la porteur·se, le salaire d'un·e doctorant·e et des coûts de fonctionnement fixés selon les activités du projet.
  • Démarrage du projet au plus tard le 1er avril 2027.

Thèmes de recherche

Deux thèmes de recherche et un thème transversal obligatoire :

Thème 1 : Pêcheries

Secteur maritime historique, les pêcheries connaissent plusieurs mutations auxquelles elles doivent s'adapter : la transformation des écosystèmes, notamment sous l'effet du changement climatique, qui modifie la composition et la répartition des espèces exploitées ; l'évolution de l'image des métiers de la pêche professionnelle ; l'évolution des flux internationaux de produits de la mer et des modes de consommation ; les technologies (satellite, acoustique, etc.) qui transforment les pratiques des pêcheurs ainsi que les méthodes de suivi et de contrôle ; et la pression à produire davantage tout en améliorant les pratiques, qui suscite un débat sur la légitimité de certaines activités, contestées publiquement par des acteurs variés.

Enjeux et périmètre :

  • Qualifications concurrentes : les pêcheries « artisanales », « industrielles » ou « récréatives » font l'objet de définitions opposées, centrées sur ce que serait une pêche durable.
  • Usages de la mer : leur diversification impose une planification spatiale, qui redistribue l'emprise des pêcheries et leur poids dans la gouvernance océanique.
  • Conservation : la montée des politiques de protection redéfinit la juridiction du secteur et de ses organisations.
  • Territoires et sécurité : les pêcheries sont liées à des revendications territoriales, à des questions de souveraineté et à la sécurité maritime.

Questions de recherche :

  • Quels sont les réseaux de connexions dans lesquels s'insèrent les pêcheries ?
  • Comment le secteur s'écologise-t-il, et quelles controverses et quels conflits en résultent ?
  • Comment les représentations, les formes d'organisation et les pratiques professionnelles se recomposent-elles ?
  • Comment le rôle et les modes d'engagement des pêcheries dans la gouvernance océanique se transforment-ils, du local à l'international ?
  • Comment concevoir des politiques qui intègrent les incertitudes technologiques, écologiques et géopolitiques, ainsi que les enjeux de durabilité environnementale, de sécurité alimentaire et de justice sociale ?

Thème 2 : Grands fonds marins

Le thème porte sur le fond marin, la colonne d'eau et les entités biotiques et abiotiques qui y interagissent. Il concerne la redéfinition des frontières de la gouvernance océanique et son extension à la dimension du volume océanique, c'est-à-dire son expansion « volumétrique ».

  • Sujets convergents : origine et formes de vie sur Terre, cosmologies autochtones, transition énergétique, exploitation potentielle de minéraux critiques, bioprospection, stockage du carbone, infrastructures numériques, protection de la biodiversité et rivalités géopolitiques.
  • Acteurs : aux côtés des États, interviennent des fondations philanthropiques, des industriels, des armées, des scientifiques et des organisations de la société civile.
  • Contexte institutionnel : l'adoption du Traité sur la haute mer, qui interroge le périmètre du système de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, et la négociation d'un code minier sous l'égide de l'Autorité internationale des fonds marins.
  • Axes de recherche : comment les modalités technologiques et économiques d'accès à des milieux éloignés conditionnent ce que l'on connaît ou ignore, et les usages qui en sont faits ; de quelles façons les grands fonds sont aujourd'hui réinvestis ; quelles responsabilités et quels rapports de pouvoir structurent leur gouvernance ; comment le Traité sur la haute mer et les négociations en cours redessinent le système issu de la CNUDM ; et comment la gouvernance peut intégrer durabilité, justice et légitimité.

Thème transversal obligatoire : Données, infrastructures et numérique

Les données et les infrastructures numériques qui les soutiennent transforment les socio-écosystèmes marins et leur gouvernance. Les innovations technologiques, les réseaux d'observation, les infrastructures informationnelles et les pratiques de modélisation, comme les projets de « jumeaux numériques de l'océan global », modifient à la fois la manière de connaître l'océan et les rapports de pouvoir liés à la production et à la circulation des savoirs.

  • Considérer les données, leurs infrastructures et les modèles comme des ressources et des lieux de confrontation géopolitique, où se joue de plus en plus la gouvernance de l'océan.
  • Relier la gouvernance des données au gouvernement de l'océan par les données.
  • Adopter une posture critique et réflexive pour analyser les effets de ces renouvellements techniques sur les modes de connaissance de l'océan, et les savoirs qu'ils rendent possibles mais aussi ceux qu'ils rendent invisibles ou empêchent.
  • Documenter la « part océanique du numérique », par exemple à travers les câbles sous-marins.
  • Renouveler les méthodes d'observation et de construction de scénarios prospectifs sur les océans.
  • Croiser des bases de données, par exemple celles de l'Ifremer et de Sciences Po.
  • Mettre en place des ateliers interdisciplinaires et des « living labs ».
  • Explorer les conditions de co-construction et d'intégration des savoirs scientifiques, locaux, autochtones et professionnels dans les dispositifs d'expertise.

Conditions d'éligibilité

  • Au moins 4 ans d'expérience de recherche, d'enseignement ou de coordination universitaire après le doctorat.
  • Très bonne maîtrise du français (oral et écrit) ; l'anglais est apprécié.

Critères de sélection

  • Excellence académique.
  • Expérience pertinente en recherche, enseignement et coordination.
  • Originalité et pertinence du projet.
  • Adéquation des méthodes.
  • Capacité à construire des réseaux entre institutions.
  • Expérience de projets transversaux ou interdisciplinaires.
  • Partenariats et cofinancements.
  • Adéquation du budget.

Dossier de candidature

  • Un projet de recherche de 4 pages maximum, incluant le ou les thèmes choisis, un sujet de thèse proposé, les enjeux scientifiques, la pertinence sociétale, la méthodologie et les collaborations.
  • Un CV, incluant le statut administratif actuel.
  • La liste des publications et des travaux significatifs des 5 dernières années.
  • Des lettres de recommandation.
  • Une description de la situation administrative et des contraintes éventuelles. La recherche de cofinancements (par exemple auprès de la Région Bretagne) est encouragée.

Calendrier

  • Date limite de candidature : avant le 13 novembre 2026.
  • Décision finale : avant le 16 décembre 2026.
  • Démarrage du projet : au plus tard le 1er avril 2027.

Contacts

Plus d'informations

Appel complet : https://www.ifremer.fr/fr/actualites/appel-candidatures-l-ifremer-recrute-uneporteurse-pour-la-chaire-bleue-de-recherche